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Lundi 10 novembre 2008

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit d’article particulier, pas seulement par paresse, comme on pourrait le penser, mais autant un souci de santé nécessitant une opération, qu’une convalescence et un rythme de travail un peu particulier i m’ont freiné. Peut être aussi une certaine désillusion…

 

Toutefois, il est nécessaire d’avoir une certaine analyse des derniers événements mondiaux et nationaux. Lorsque j’avais parlé, il y a bien plus de deux ans, de l’effondrement de la bourse, on me riait au nez, décrétant que je n’étais pas économiste, que le système était rodé, qu’il fallait absolument avoir confiance en cette fameuse économie de marché qui, de plus, s’étendait maintenant au monde entier. C’est bien ce qui me faisait peur ! L’effondrement du bloc communiste donnait libre cours ENFIN à un capitalisme qui n’avait plus besoin de retenue, plus d’ennemis. Même la Chine populaire s’y mettait enfin, ayant réalisé que le grand Messie était l’argent… Quand je roule en voiture et que je mets tout le temps mon moteur en sur régime, à un certain moment il lâche, c’est bien évident ! Certes, cela parait si facile à diret maintenant…

Mais tout de même… il ne fallait pas être sortir de la cuisse de Jupiter pour faire ce genre de constatation évidente… Comment une économie qui surévalue les entreprises afin de faire fructifier de l’argent fictif basé sur des dettes, qui injecte avant tout de l’argent dans les rendements de ses actionnaires avant d’investir dans ce qui fait vivre les entreprises, soit l’outil de travail et aussi les acteurs principaux de ces entreprises, soit son personnel puisse continuer à vivre longtemps ? Comment parler de reprise économique quand on sous paye les gens au profit d’une rentabilité maximum ? Cela est une vision à court terme !

 

Il y a 20 ans, une entreprise qui payait ses employés au SMIC était mal vue, aujourd’hui, c’est le lot de 90% des annonces de l’ANPE en France. Comment les citoyens peuvent-ils consommer plus quand on ne leur donne  que de quoi se loger et de quoi manger ? C’est là où se situe le problème ! Il faut avant tout redonner à l’homme le goût du travail et celui de cette fameuse fierté d’entreprise ! Mais ce n’est pas en donnant l’aumône aux gens que cette fierté existera. J’évite volontairement de faire un long discours sur le salaire de certains patrons du CAC40… Etant réceptionniste d’hôtel, j’ai accueilli récemment deux étudiants canadiens qui m’ont fait une remarque fortement sympathique… « Vous êtes le réceptionniste le plus sympathique que nous avons rencontré en France… » Certes, je fus fort honoré, mais je n’ai fait que mon métier qui est celui de l’accueil et du conseil, tout en étant aimable, courtois et sachant peut être deviner les besoins de mes clients, et j’aime mon métier. Toutefois, je travaille dans une branche, celle de l’hôtellerie restauration, qui est loin de surpayer son personnel… J’aurais bien eu envie d’expliquer à ces jeunes gens que la plupart de mes collègues sont payés au minimum, ce qui efface peut être le sourire sur leurs lèvres, et qu’ils vont souvent travailler à contrecœur, car leur travail ne leur permet que de survivre. J’ai la chance de travailler pour un petit hôtelier indépendant chez qui je me sens bien, il faut le souligner. Mais combien de chaines hôtelières embauche du personnel au strict minimum et demande un maximum… J’ai déjà assez écrit à ce sujet pour éviter de me répéter. Mais c’est là que le bât blesse en effet ! Un employé bien payé fera bien son travail et pourra aussi se permettre des achats autres qu’utilitaires, ira peut être au cinéma, s’achètera plus de vêtements, se permettra peut être même des vacances, c’est fou !

 

La logique est si simple ! Alors bon, certes cette crise boursière est dramatique, elle entrainera des licenciements, des faillites personnelles pour ceux qui ont la « chance » d’avoir pu placer en bourse, mais elle entraine aussi des pertes d’argent pour le simple quidam qui aura fait confiance à sa banque pour placer le peu d’argent qu’il aura économisé pendant des années… Le seul point positif, c’est que j’espère fortement qu’une autre vision plus « humaine » se mette en place. J’ai toutefois aussi la crainte qu’une vision plus radicale puisse exister, celle qui pourrait viser des guerres afin de « faire de la place ». Peut-être que l’élection de Barack Obama à la tête des Etats-Unis peut changer la donne.

 

J’ai vécu cette élection comme tout un chacun, dans l’expectative… Est-ce que les Etats-Unis vont pouvoir enfin changer de régime politique. On peut bien parler de régime quand on parle de la vision bushiste des choses… La crise boursière, la promesse de retirer les soldats d’Irak, et certainement un charisme hors du commun de la part d’Obama, la stature d’un véritable homme d’état ont eu raison des républicains. Certes, ces derniers avaient misé sur le mauvais cheval, peut être exprès, je ne sais pas… mais bon, si je peux me permettre un comparatif avec la France, la gauche avait aussi mis Ségolène Royal en avant, alors qu’elle disposait de quelqu’un qui aurait pu effectivement battre Nicolas Sarkozy, mais ceci est un autre discours… La bêtise se situe des fois aux plus hauts niveaux… Quant au racisme primaire américain duquel on a tant parlé en France, il suffisait d’écouter certainement Bernard Henri Levy qui est un fin connaisseur des Etats-Unis et qui avait expliqué que ce racisme existait certes, mais qu’il n’était de loin pas la raison principale qui aurait pu faire échouer un noir., Du moins, plus aujourd’hui.

 

Ce qui me semble émaner du discours d’Obama, sans maintenant penser aux énormes problèmes auxquels il va être confronté, est comme je le disais juste plus haut, celui d’un homme d’état. Je n’ai plus entendu ce genre de discours en France peut être depuis François Mitterrand ou plus récemment peut être celui que fut le discours de Dominique de Villepin lorsque la France à dit NON à la guerre en Irak.

Je souhaite vraiment réentendre quelqu’un parler de la France comme étant son intérêt principal sans sous-entendre en filigrane des intérêts personnels. Je souhaite vraiment, que grâce à Obama, les relations internationales des Etats-Unis reprennent un chemin qui change du discours précédent, prônant un axe du bien et du mal, partant du principe que seul les Etats-Unis détiennent la vérité, au détriment de toute autre pensée. Bien sûr qu’Obama va défendre son pays en premier, il en est le président, mais il montre une autre image, et le monde avait besoin de cela.

Cela ne changera rien à la bourse mais à une certaine mentalité générale, du moins je le souhaite. J’espère aussi qu’un fou furieux n’aura pas l’idée de l’abattre.

 

Certains esprits étriqués auront l’idée de dire que c’est la victoire d’un noir sur les blancs, comme ils souhaitent peut être la victoire de telle ou telle minorité. Un président est élu par un peuple entier et pas seulement par une minorité, sinon cela ne s’appelle plus démocratie. C’est le message qui est porteur, le charisme, la foi en une parole et pas une couleur de peau ou de cheveux, ou une orientation sexuelle ! D’autres ont déjà dit que la bourse n’a pas remonté depuis les élections, mais le problème de la bourse est autre chose, nous assistons, je l’espère, à la fin d’un système. Relever le système à l’identique ne fera que remettre le problème à plus tard. J’ai été choqué, comme beaucoup, que d’un coup on arrive à trouver des milliards de dollars ou d’Euros, les birmans continuent à souffrir, la faim continue à toucher les ¾ de l’humanité !

 

God bless you, comme disent les amércains…

 

RcW novembre 2008

Par RCW - Publié dans : Politique
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Jeudi 11 septembre 2008

Il est rare que je parle de ma situation personnelle sur mon blog, mais il y a des moments où il est important de partager ce que l’on vit, afin d’attirer l’attention sur des situations similaires…. Alors citoyen, fais attention !!! Fais attention à ne pas tomber malade en ce moment !!

 

Eh oui, ce que l’on appelle Sécurité Sociale, commence à être l’inverse de la sécurité et du social. Voilà que je tombe récemment malade, rien de grave, juste une récidive de hernie discale, mais tellement douloureuse que je ne peux continuer mon travail d’une part, et qu’une intervention chirurgicale est nécessaire d’autre part ! Quelle poisse, je venais à peine de retrouver un travail trois mois auparavant… et je me retrouve bloqué, hurlant de douleur, mais sachant qu’en terme de gravité, il s’agit d’un problème mécanique qui peut se réparer…. Mais une intervention chirurgicale au niveau de la colonne vertébrale suppose un repos après l’opération et il est aussi évident qu’avant de diagnostiquer la raison exacte de mon mal, il a fallu attendre deux semaines, essayant d’abord des infiltrations, puis il faut passer un scanner, donc il faut des rendez-vous et des consultations divers… Je passe les détails… En tout état de cause, je me retrouve en arrêt de maladie à partir du 30 juillet 2008, et cet arrêt est prolongé jusqu’au 10 octobre 2008 pour me laisser le temps de me remettre, que je cicatrise et. Et surtout que mon dos se réadapte…

La situation est normale, j’ai été bien soigné, rien à redire…

 

Là où la situation se corse, c’est lorsque je reçois mes indemnités journalières de la Sécurité Sociale par contre ! Je me retrouve avec un montant de 750€ et je suis extrêmement surpris ! Cela représente 50% de mon salaire net, de quoi payer mon loyer plus mon électricité plus mon téléphone et de quoi m’acheter un sandwich/bière ! Persuadé qu’il s’agit d’une erreur ou alors d’un acompte, j’appelle de suite les services compétents. C’est là qu’avec  effroi, j’apprends que c’est tout à fait normal, que ce sont les derniers taux d’indemnisation en vigueur et qu’ils avaient changé assez récemment… Tiens tiens… Je suis pourtant toujours à l’écoute des informations, personne n’a parlé d’une telle loi qui avait été votée, et aucun média n’en a fait part… !

 

J’ai passé un quart d’heure au moins, assis sur mon canapé, à tourner et retourner la situation dans ma tête… Comment vais-je m’en sortir ??? Ayant été au chômage pendant près d’un an, il est évident qu’aucune complémentaire ne me prend en charge, la complémentaire de l’hôtellerie entre en ligne de compte après un an de travail, ce qui n’est pas mon cas ! Hélas… Bon, qui me doit 20€ par ci, 15€ par là ? Certes, c’est ridicule, mais bon… faut quand même manger !!! Mais ça ne suffira pas… alors on réfléchit, on se retourne, emprunter aux parents ? Oh non, combien de fois sont-ils déjà intervenu pour me sortir de situations délicates et leur situation de retraité n’est guère enviable non plus… Vivre sur mon autorisation de découvert, mais bon, ça me coûte des agios et avec mon salaire il est évident que mon autorisation est hyper limitée… Il est aussi évident que je n’ai guère d’argent de côté, vu que ça ne fait que 3 mois que je retravaille et qu’il fallait déjà combler le manque d’argent accumulé pendant près d’un an de disette… même si on s’est serré la ceinture, que les courses se limitent aux magasins discount, etc… que l’on met et remet cette fameuse chemise qui commence vraiment à ne plus ressembler à rien…

Bon, on râle contre cette fameuse sécurité sociale qui nous met dans l’insécurité et nous suggère justement de faire appel à une assistante sociale…

 

Et puis on a une idée lumineuse !!! Mais oui, la banque et un emprunt !!! Ça doit bien faire dix ans que je n’ai pas fait d’emprunt, profitons en ! J’ai un CDI, j’ai passé ma période d’essai, aucun souci pour un petit prêt de 3000€ pour être sûr ! Je saute sur mon téléphone, je prends rendez-vous avec ma conseillère (tiens une nouvelle !) qui est ravie de me recevoir etc. etc.

 

Vêtu d’un joli pantalon et d’une chemise ravissante, je vais gaiement voir MA solution !! J’expose la situation, tout semble aller bien dans le meilleur des mondes, même si j’en veux toujours à la sécurité sociale qui m’a amené vers cette démarche… Et puis, tout d’un coup, étant toujours honnête, je glisse au passage que je suis en arrêt de maladie ! Et là, pour un arrêt, ce fut un arrêt immédiat !

« Mais Monsieur, notre assurance ne prend pas en charge les gens malades…. Faudra attendre de retravailler pour quémander un prêt… » Là, mon sang n’a fait qu’un tour…. J’ai vivement critiqué la position de la banque, même en restant poli et sachant que cette pauvre dame ne faisait que suivre les directives de sa direction etc. Mais bon Dieu, faut-il vraiment menacer de changer de banque, d’avoir recours aux organismes de crédit qui inondent de pub nos courriels et qui appliquent un taux d’usure pour pouvoir survivre dans ce pays ? Faut-il maintenant être malhonnête, dire que tout va bien pour pouvoir obtenir de l’aide ? Mais là c’est absurde, parce que quand tout va bien, je n’ai besoin de personne… enfin, c’est ma logique ou alors je commence à être perdu…

Le résultat fut tout de même qu’on allait certainement reconsidérer la demande, j’attends toujours la réponse à cette heure-ci… mais bon…

 

Néanmoins, il ressort de cela que je serai obligé de retravailler avant la fin de mon congé de maladie pour m’en sortir, que je m’estime chanceux d’avoir un travail qui ne sollicitera pas mon dos de façon inconsidéré ! Je vais aussi contre l’avis de mon médecin, mais ais-je le choix ? Je m’estime aussi heureux de ne pas être affecté plus longtemps que cela, car être malade peut supposer terminer à la rue. Voilà la résultante d’une politique qui imite cette superbe société américaine…

 

Que dire à propos de tout ça ? Soit être philosophe et dire « Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade… » Soit il faut commencer vraiment à se lever, à dire que nous sommes dans un bourbier imposé par un gouvernement qui se fout de la santé des gens et de leurs tracas financiers… J’ai été choqué en fait de ce genre de situation. Nous n’avons plus le droit d’être malades maintenant si nous voulons rester dans nos appartements et subvenir à nos besoins ! Y a-t-il encore une opposition en France ???

 

 

RcW septembre 2008

Par RCW - Publié dans : Coups de gueule
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Dimanche 3 août 2008

Il devient tout doucement inutile de critiquer un gouvernement, de critiquer une opposition, de dénoncer tel bévue du Président français qui est aussi, pour un temps seulement, Président de l’Union Européenne ! J’imagine qu’il doit se sentir investi d’une plus grande mission encore, enfin… mission est un grand mot, se sentir investi de plus de pouvoir, de plus de passages télévisuels, investi du fait de se montrer, d’exister à travers des titres, d’exister à travers des traces laissées dans l’histoire….

 

En face, il devrait exister ce que l’on appelle une « opposition ». Cette opposition qui ne cesse de proclamer qu’elle s’oppose à tout, même à ce qui est bien, simplement pour être conforme à sa dénomination !

 

Oui cela ressemble à un cours de récréation, entre le meneur qui veut être le zazou en vue et tous les autres qui deviennent soit lèche cul, soit opposants pour être opposants !

 

Comment ne pas rire jaune en voyant Mme Royal mener sa région telle une dictature sous couvert de socialisme, en voyant la guerre des petits chefs du PS pour être calife à la place du shamallow actuel ?

 

Le spectacle de cette comédie alimente notre presse, le glamour de Carla et le cambriolage de Ségolène font couler beaucoup d’encre, mais pas celle qui serait nécessaire !

 

Il serait possible de décrire tout cela de façon drôle et amusante, mais le cœur n’y est plus. Les petits sarcasmes, les petites phrases de nos politiques me font vraiment braire, à côté de cela, des gens meurent de faim dans notre pays, se bagarrent pour économiser le moindre centime pour pouvoir encore acheter quelques pâtes en fin de mois. On est étonné aussi que 42% des français ne partent pas en vacances ! Quelle nouveauté ! Mais ça fait des années que ça dure ! Alors je me demande dans quel univers vivent donc nos journalistes, nos hommes politiques ? Certes, en étant basé rue de Solférino à  Paris, un des quartiers les plus chics de la ville, embellis par des magasins de luxe, on est loin du peuple, très loin des préoccupations de la vraie France ! Quand, comme Monsieur Nicolas S. on sort d’une famille bourgeoise, n’ayant des campagnes qu’une idée bucolique et traversant le salon de l’agriculture à vitesse grand V pour ne pas subir les odeurs et en traitant les gens de « gros con », on ne risque pas de comprendre le pays duquel on est président. Ou alors, on n’aime pas le pays dans lequel on vit et surtout on n’aime pas les français ! Et là c’est grave !

 

Où sont donc, de droite ou de gauche, les hommes qui ont le sens du devoir, qui ont le sens de leur fonction non pas en fonction de ce que cela peut rapporter en argent ou en prestige, mais simplement en tant que dévouement au pays ? J’en suis à regretter François Mitterrand, sa culture et sa vision, à regretter Jacques Chirac qui, comme compagnon de voyage, transportait l’histoire des civilisations !

Je vois mal, à droite ou à gauche, des hommes ou des femmes avoir cette envergure, cette esprit qui voit plus loin que le cumul des mandats, cet esprit qui est celui de se mettre au service d’un pays et non pas de se faire servir par celui-ci !

Être un politique, c’est s’occuper de la cité et non pas de ses propres intérêts. Vos coucheries, vos petites guerres nous lassent, nous écoeurent ! Quand on apprend dans les « confidentiels du Figaro » que notre Président souhaitent que les chaînes publiques deviennent chiantes pour augmenter l’audience de TF1 et de M6, quand la légion d’honneur est donnée à la magistrate qui s’est occupé, discrètement, du divorce du Président et également décernée à celui qui a fait rencontrer le même Président et Carla Bruni, j’en suis à vomir de honte !

 

Quand, en face, la gauche se tait et continue à se demander si elle existe et comment, j’en attrape une jaunisse !

 

Je préfère m’arrêter là au risque d’utiliser des termes un peu vulgaires !

 

RcW Août 2008

Par RCW - Publié dans : Politique
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Samedi 21 juin 2008

Il y a des moments où dans une vie l’on se tait. Il y a des soucis de famille, des soucis professionnels, puis, tout d’un coup, une prise de conscience revient, au fur et à mesure que l’on regarde les informations.

 

Je n’ai pas de coup de gueule à pousser, mais un cri d’alarme ! Voilà quelques temps, un ouragan laisse des centaines de birmans dans le désarroi le plus total. Tous les jours, les journalistes nous en parlent et là, subitement, c’est le grand silence ! Non pas que les gens sont été secourus, non, ils meurent au moment même où je suis en train de taper ce texte. Mais personne n’y va ! Pourquoi ? Parce q’une junte militaire au pouvoir ne désire pas laisser pas entrer l’aide internationale !

Il en a fallu moins que ça aux américains pour envahir l’Irak pourtant ! Cette petite junte militaire, qui peut se renverser d’un coup d’un seul ne devrait en rien impressionner qui que ce soit ! Mais voilà, il n’y a pas de pétrole en Birmanie ! Alors, on laisse crever les gens, tout simplement, en faisant croire au citoyen lambda qu’il s’agit d’un souci de politique interne au pays. Alors où sont ceux qui, au nom des Droits de l’Homme, s’offusquent d’un durcissement des lois d’immigration en Europe, qui sont dans la rue lors du moindre petit souci dans une cité de banlieue ? J’attends là les réactions vives, les banderoles, les cris au nom de gens qui meurent scandaleusement ! Où est Bernard Koushner, où est Rama Yade, où est toute la gauche ? Certes, ne pas réagir à cette catastrophe ne générera pas d’émeutes dans nos banlieues, ça enthousiasme moins les foules ! Mais rien qu’au nom de l’Humanité, de l’Humanisme, il faudrait là rendre tous nos gouvernements fous pour ENFIN, avec toutes les armes dont disposent nos pays occidentaux, mettre fin à cette tyrannie, à cette hécatombe humaine dont tout le monde a conscience !

 

Où se trouve aujourd’hui Ingrid Bétancourt ? Là aussi, on nous prêche depuis des mois, en ouverture de journal, tout le discours concernant sa libération. Depuis que Napoléon le Petit a téléphoné à un mort, plus rien ! Y a plus Ingrid, son joli fiston et son ex mari ont aussi disparu des écrans… Encore un cas de kidnapping d’aliens ?

Mais de qui se moque-t-on !

Mais bien évidemment, je ne me laisserais pas aller à une supposition telle que ce serait l’Elysée qui dirigerait les médias, c’est sûr, jamais oh jamais, je ne me permettrais d’imaginer un seul instant que cela soit possible ! Comme il me semble évident que le licenciement de Patrick Poivre d’Arvor est un remaniement de la part de TF1, certes une chaîne très amie de notre président, mais je suis persuadé que le fait que PPDA ait parlé de Sarkozy en disant qu’il était « un petit gamin dans la cour des grands » n’a eu aucune incidence sur cette décision. Notre Président n’est pas un gamin, même s’il vole diplomatiquement un stylo qui lui plait, comme un p’tit gosse qui est attiré par ce qui brille…Faut le comprendre, il n’a pas les moyens de s’acheter un stylo Mont Blanc… et il était tellement joli ce stylo noir avec sa petite bague dorée…

Aux Etats-Unis, cela créerait un scandale immense, donc c’est tout à fait impensable en France, d’ailleurs le journal Marianne dans son numéro du 14 au 20 juin doit complètement se tromper….

Si tel devait être le cas, nous ne serions plus en démocratie. Allons donc, c’est en ex URSS que le gouvernement décidait de ce qui était écrit dans les journaux et par qui, ou dans quelques républiques bananières, mais jamais en France… Je ne peux imaginer cela, c’est comme si on disait, un jour, que les blogs sur Internet risquent d’être enlevés, sanctionnés car ils seraient contre une pensée gouvernementale, c’est tout à fait inimaginable…

 

Par contre, je tiens à souligner absolument que je fais partie des mauvais Français et j’ai vraiment honte de cela… Je ne fais pas partie de la France qui se lève tôt…. Eh oui, je me couche la plupart du temps à 8 heures du matin pour me lever à 15 heures… Mais tous les gens qui travaillent de nuit, soit nos pompiers, nos infirmiers, nos médecins urgentistes, toutes nos équipes de nuit dans les usines, nos barmen, nos ramasseurs d’ordures, ben ils ne se lèvent pas tôt le matin, ils sont déjà terminé leur « journée de travail ».

 

Quelle démagogie de la part de Sarkozy et de son top model…. La visite à Rungis m’est restée au travers de la gorge. Comme si seulement les « Français qui se lèvent tôt » méritaient d’être salués ! Moi je salue tous les travailleurs de France et d’ailleurs, je salue aussi tous les chômeurs qui sont à bout d’être à la recherche d’un emploi, et qui se donnent la peine de faire des recherches intempestives afin de faire à nouveau partie d’une société et je sais de quoi je parle ! Je salue tous les étudiants, tous ceux qui sont en apprentissage, je ne fais pas de ségrégation ou alors seulement vis-à-vis de ceux qui se permettent de vivre en parasites, mais ils sont très loin d’être les plus nombreux !

 

Je croyais que nous avions un Président de tous les français, il semble que non ou alors pour des Français choisis…

 

J’ai vraiment honte… et pourtant… Peu de gens réagissent vraiment. Qu’est-ce qu’il avait raison, le grand Charles, quand il disait que les Français étaient des veaux…

 

RcW juin 2008

Par RCW - Publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 3 avril 2008
A mon frère


J’aimerais te dire tout ce que je t’ai tu, j’aimerais tant te dire, te susurrer, te murmurer

Te confesser mes hontes, mes déchéances, te dire combien j’ai aimé et combien je vais encore aimer,

Je veux que tu saches mes peurs, je veux que tu sentes mes joies, je ne jouerai plus de rôle en face de toi, je te parlerai en homme, mon frère, en homme debout, pouvant te nommer mes balafres, pouvant te dire ouvertement ce que la bienséance m’a ordonné de taire.

J’aimerais te dire cet imperceptible sentiment grandissant à ton égard, cette gémellité qui se manifeste, ces deux chemins différents que sont les nôtres qui ont fait que, par le miracle d’anges invisibles, nos pas ont fini par marcher dans les mêmes sillons, à frôler les mêmes émotions.

J’aimerais te dire que rien n’a changé ici. Ils sont toujours aussi hébétés devant leur quotidien, toujours aussi stupéfaits quand ils touchent l’essentiel, s’enfuyant devant les évidences. Ils retrouvent leur confiance dans leur argent, dans leurs statuts, dans leur star academy, dans leurs sitcoms où tout finit bien, s’y cramponnant comme des morpions. Seuls, quelques pirates rescapés, quelques uns de tes disciples ou de ceux d’Ungerer, de Bashung ou d’autres Mozart et Rodin fomentent une révolte lente. Est-elle inutile tellement notre civilisation court à sa fin? Je ne sais pas… Les rochers sont durs à fendre, mais les eaux calmes et constantes ont toujours fini par arrondir les galets, alors j’espère…

J’espère qu’à force de cris répétés, de phrases, un fluide jamais éteint finira par redevenir feu, que nos contemporains laisseront tomber leurs façades, leurs idoles pour se regarder à nouveau en face, que les amants redeviendront autre chose que des automates et que les maîtresses calmeront des ardeurs guerrières avec leurs charmes.

J’aimerais te dire que tes doigts longs, avec leurs gestes lents, manquent aux tableaux, que ton regard naïf est une source d’imagination, de création continue, d’inspiration constante.

J’aimerais te dire que tu es plus vivant que jamais, tu n’es plus devant moi, devant nous, tu es en nous.

J’aimerais te dire toutes les langues du monde, j’aimerais te dire, j’aimerais tant te dire…

 

RcW avril 2008

Par RCW - Publié dans : Mes convictions, mes attaches
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Samedi 29 mars 2008
Ich stecke meine Finger in die Steckdose, ich brauche Strom.

Mama, danke für deine Liebe, aber ich brauche jetzt Kontakt, Haut unter meinen Fingern, einen warmen Atemhauch auf meinem Gesicht.


Abends geh ich auf dem nassen Pflaster, umrahmt von Nacht, guck’ mir einen Stern an, denke es könnte meiner sein oder ist er dein blasses Licht noch so weit von mir…

Wörter kreuzen sich in meinen Gedanken, warum, was ist aus dem geworden, wieso kam da nur ein Lächeln und nie mehr, was will denn Gott von mir, wo braucht mich denn Jemand…

 Eine Hülle Wind legt sich um mich herum. Will er  mir sagen, dass ich warten soll, dass es noch Hoffnung gibt, dass ich trotz allem nicht vergessen bin…

Ich drück’ meinen Kopf gegen die nasse Rinde des einzigen Baumes neben dem kalten Kanal. Wassertropfen fallen in meinen Nacken, Gefühl von Leben, Gefühl  von Unendlichkeit trotz meiner Tage voller Illusionen… voll Musik mit der ich mein CD Laufwerk füttere, voller Menschen die im Internet Wörter erfüllt von Hoffnung auskotzen nur um ihre Selbstbefriedigung erreichen zu können… Eine traurige Welt, in der sich das "einen runterholen" das Nachtgebet ist.

Ich warte auf deine Arme, auf  deine Lippen die mit einer heimlichen Sprache unser Universum erfinden, die aus einfachen Küsse ein Bündnis schließen.
 
Alleine auf feuchten Blättern zu liegen ist der Anfang des Todes, mit dir, unbekannter, wäre es unsere Wolke, unser Zimmer im Ritz.

Versteck’ dich nicht mehr lange, komm egal wo her… ich brauche keine Teenager Träumereien, ich brauche deine Wirklichkeit.

 

RcW mars 2008

 

 

Par RCW - Publié dans : Mes convictions, mes attaches
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Mercredi 19 mars 2008

  pinocchio.JPG Ça y est ! On a voté !

Je ne sais pas à quelle école étaient nos politiciens, mais en termes de faux-culs, d’hypocrites, il est difficile de faire pire…D’ailleurs, j’ai presque l’impression de perdre du temps à le relater, tellement c’est bas, sans fondement… Voilà que la droite attribue la victoire de la gauche au fait que mes chers concitoyens veulent que les réformes aillent plus vite ! Faut le faire ! C’est comme si je trompais en fait mon compagnon pour lui faire comprendre que je désire qu’il se rapproche plus de moi… faut être tombé sur la tête !

Oui, les gens veulent des réformes, là n’est pas du tout la question, mais pas celles qui sont proposées et encore moins la manière de laquelle on les applique, c’est pourtant enfantin à comprendre !

Peut-être faut-il aussi se poser la question si c’est entièrement l’UMP qui est fautive de la défaite ou si son représentant aux plus hautes fonctions de l’État n’en est pas principalement responsable. Si toute une partie de l’électorat traditionnel de droite ne s’est pas déplacée, c’est qu’elle n’a pas voté pour la gauche, mais boycotté son propre parti ou son représentant…

 

Autre mensonge, on annonce la fin politique de François Bayrou et du Modem… Remettons tout de même les choses à leur place. Le Modem n’a pas présenté de listes dans toutes les communes, ce qui lui donne, sur l’ensemble des communes de France un score de 3,69% des voix, soit ! Mais la moyenne de l’ensemble des listes dans les communes où il était présent est de 15,9% ! C’est tout de même plus que remarquable pour un nouveau parti un France, c’est le genre de score que réalisait le PC dans ses meilleures années !

 

Il faut aussi que le PS se rende compte que le vote pour lui est bien souvent protestataire, mais pas un blanc seing pour Ségolène Royal. Ce parti a besoin d’un nouveau leader, d’idées nouvelles et de restructuration pour être à nouveau crédible, c’est évident !

 

Des discours, nous en avons entendu, et nous en entendrons encore, mais il est temps de mettre vraiment les choses sur la table, et d’être honnête. Habitant juste à la frontière allemande, je constate bien souvent (surtout pour ce qui est hygiène, légumes, fruits, CD, DVD, etc.) des différences de prix, pour un même produit, même marque qui oscille entre 30 et 50% entre la France et l’Allemagne. Un kilo de pommes bios est moins cher en Allemagne qu’un kilo de pommes « industrielles » en France… Je me souviens d’une promotion sur une tablette de chocolat Suchard en France, à 1,50€ la tablette, alors que la même tablette est à 0,75€ en Allemagne au prix normal, sans être en promo. De qui se moque-t-on ? Nos médias commencent ENFIN à dénoncer les ententes de prix entre les différentes enseignes de supermarchés et autres magasins, les fournisseurs de téléphonie mobile ont déjà été condamné, je sais qu’il existe aussi des ententes entre des différentes enseignes hôtelières, et nous sommes loin de tout savoir. Ce qui est affiché est une concurrence de façade ! Il est temps de mettre de l’ordre dans tout cela, car c’est le consommateur final qui paye la facture ! Je tiens à souligner qu’il y a 10 ans encore, les allemands venaient faire leurs courses en France, car nous étions sensiblement moins chers !!

Je viens de faire l’expérience de l’achat d’un CD. En France, il est affiché à 15,70 € sur Internet, je l’ai fait venir des États-unis directement, au prix de 4,70 € ! C’est quand même fou qu’il soit plus judicieux d’acheter son CD en Californie que chez le négociant d’à côté ! Je suis loin d’être persuadé que ces différences soient uniquement dues aux marges arrière… Certes, il est difficile de boycotter les denrées alimentaires, à moins justement d’habiter près d’une frontière, mais Bon Dieu, pour avoir plus de pouvoir d’achat, il existe d’autres solutions que « travailler plus pour gagner plus » ! D’une part, les heures supplémentaires ont existé avant Sarkozy, elles n’étaient pas répertoriées par contre. Là nous savons, d’après le gouvernement, qu’elles touchent environ 36% des français avec une moyenne de 80 € supplémentaires en fin de mois ! Xavier Bertrand annonce cette somme comme s’il s’agissait d’une manne ! Je propose à ce Monsieur de faire des courses avec 80 € pour une famille et de me dire s’il se sentira effectivement extrêmement plus riche une fois qu’il aura rempli un demi caddy ! Le prix de ce demi caddy est équivalent à bien des sacrifices !

Nous sommes parmi les pays en Europe qui payent ses employés le plus mal ! Cela n’est dénoncé par personne, nous sommes aussi le pays qui paye le mieux ses patrons ! Personne ne met cela sur la table, aucun média ne dénonce cela ouvertement !

 

Ceci n’est qu’un début de mes dernières constatations, à suivre donc…

 

 

RcW Mars 2008

Par RCW - Publié dans : Politique
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Mardi 19 février 2008

sarkoempereur.jpg N’apprendre qu’une partie d’une histoire est fausser l’histoire ! Voilà la première phrase qui me vient en tête suite à la dernière décision de notre président. Mettre en avant la Shoah, avec tout ce que cela a occasionné comme souffrances intolérables, comme terreur au sein de toute l’Europe, est impératif, cela va de soi. C’est même un devoir de ne JAMAIS oublier cela, MAIS il me semble aussi être un devoir de tout dire dans ce cas là, soit également de rendre hommage à tous les résistants français et allemands qui ont échoué dans les camps de concentrations, à tous les opposants politiques au régime nazi, aux gitans, aux communistes, aux homosexuels et à toutes ces personnes qui en raison d’une religion, d’une opinion, d’une sexualité ou simplement en raison de leur origine ont été les victimes de ce que fut ce charnier, cette horreur des camps de concentrations.

Il est important de donner une vision complète des camps à notre jeunesse. Je ne connais pas les programmes d’histoire contemporaine de nos écoles, mais donner un axe particulier à la période 1939-1945 est une bonne idée, pourquoi pas. Mais je suis aussi persuadé que nos professeurs d’histoire ont toutes les compétences pour le faire et il est peut être juste intéressant de revoir plus en détail un programme d’histoire au lieu d’imposer, par décret présidentiel, une façon de faire.

Il est judicieux d’expliquer toutes les raisons de l’arrivée de Hitler au pouvoir, tout le cheminement d’un pays au lieu d’expliquer simplement une des conséquences.

 

Peut-être aussi que cette décision sans aucune concertation avec les intéressés a pour but de dévier nos médias d’autres décisions qui prêtent plus à conséquence, voire d’orienter des décisions électorales lors des prochaines municipales, mais je suppose que je dois être mauvaise langue comme d’habitude.

 

Je suis aussi mauvaise langue, certainement, quand j’ose penser que j’en suis à mon sixième Président de la République et que c’est la première fois que j’ai l’impression de revivre en monarchie. « Le roi se pavane dans le luxe et les voyages quand le peuple commence à crier famine… » Je crois que cela figurait dans mes livres d’histoire quand j’étais gosse…  C’est aussi la première fois que je ne fais plus confiance à un discours ministériel, me disant que de toute manière, tant que le monarque n’aura pas apposé son sceau, le discours est juste du vent voire un vent. Je retrouve comme à la cour de nos anciens rois, les trahisons, les potins, les lèche-cul et les suce-pet, les intrigues (Cf Neuilly) et tout l’inutile qui alimente une presse qui s’écarte de l’essentiel. Je commence à regarder tout cela comme je regarde une sitcom, et même si cela fait sourire, je commence vraiment à rire jaune… Je me fous des déclarations de Carla, de la frustration de Rachida, des sourires forcés de Fadela et des intentions de mariage de Cécilia. Tiens, il doit aimer les prénoms en A le Nicolas, forcément, ça rime avec le sien…

 

En tout cas, je me réjouis tout doucement d’une prise de conscience collective d’une erreur qui a été commise… Mais hélas, en face de Nicolas, il n’y avait pas non plus une force de progrès… Néanmoins, je suis étonné que le seul argument qui tienne encore l’UMP, c’est de dire « 53 % des français nous ont élus », mais qu’en serait-il donc aujourd’hui ?

 

J’ai une peur qui augmente de jour en jour qu’une révolution inattendue ne voit le jour et que mais ’68 ne fasse figure de blague de collégien à côté…

 

RcW février 2008

Par RCW - Publié dans : Coups de gueule
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Mardi 22 janvier 2008

menagere.jpg Il est difficile de parler de tout ce qui se passe en politique et en économie, difficile d’aborder tous les sujets en maîtrisant au mieux toutes les données.

 

Toutefois, j’aimerais tout d’abord dire que je me fous éperdument des fesses de Nicolas S. et de celles de Carla B., tout autant que je me fous de Beckham et de ses soucis conjugaux ainsi que de la vie privée de mes voisins. Certes, j’aimerais quand même savoir si en fin de compte, la personne qui est notre Président de la République est marié, pacsé ou vit en concubinage. Mais mon intérêt pour sa vie privée se résume à cela, sauf s’il fait partie de la mafia bien entendu.

Certes, Nicolas S. ne désire pas un tapage médiatique quant à sa liaison…dit-il… Ce sont les photographes qui le suivent… Bon, je n’ai pas fait de hautes écoles, mais il me semble que si je ne veux pas que l’on parle d’une liaison, j’évite avant tout Eurodisney, il y a quand même plus intime comme endroit pour passer inaperçu, j’évite aussi les pyramides d’Égypte pour mes vacances, enfin tous les endroits où tout le monde se promène. Il me semble que pour éviter les paparazzi, il existe plein de moyens, ou alors on ne désire pas le faire et justement être en première ligne avec sa conquête, pour faire de l’exhibition.

 

Pour en revenir aux dernières décisions gouvernementales ou plutôt présidentielles, car RIEN ne se fait, RIEN ne se décide sans l’aval de notre Nicolas S., j’ai suis resté scotché sur mon fauteuil quant aux publicités sur les chaînes publiques !  Voilà que des publicités, financées par des entreprises privées pour la plupart, qui de surcroît passent AVANT le film ou l’émission et jamais pendant, vont être annulées, et de par cette décision, amputer sérieusement le budget de nos chaînes nationales ! Eh bé ! Bon, j’en profitais en général pour aller vider ma vessie, pour faire rapidement encore ma vaisselle, terminé ! Là je n’étais pas encore abasourdi, car la meilleure allait venir ! Pour pallier ce manque à gagner, Monsieur décide de mettre une taxe supplémentaire sur les téléphones portables, les téléviseurs et les ordinateurs ! Je suis heureux, vraiment heureux, d’habiter à côté de l’Allemagne où je peux encore faire des courses à des prix raisonnables, mais on se fout de la gueule de qui ? Voilà que des pubs qui ne coûtaient rien au citoyen et qui ne le dérangeaient pas outre mesure sont supprimées, en vertu d’une lubie du président et c’est le citoyen qui doit payer ! Effectivement, pour se foutre de la gueule du citoyen, vous êtes un champion Monsieur le Président ! Il est évident que tous les citoyens sont les vaches à lait d’une décision débile. Certes, vos amis de TF1 peuvent faire sauter les bouchons de champagne, c’est tout bénéfice pour eux ! C’est bien vous qui vous êtes auto décrété le « Président du pouvoir d’achat » ! Mon cul oui ! Permettez moi surtout de ne pas saisir du tout la finalité de cette décision ! En fait, c’est du « C’est moi qui décide, c’est toi qui paye ! »

La France est un pays de râleurs, certes, mais pensez bien que si ce genre de décision était pris en Allemagne, ce serait un tollé général, et on mettrait bien en évidence des accointances particulières entre une chaîne privée et la présidence ! Ici, on en parle, oui, mais sans plus, les journalistes s’autocensurent pour l’instant… je dis bien pour l’instant… Je m’arrête là, je bouillonne intérieurement !

 

Je ne m’étalerai pas longtemps sur la loi sur le tabac dans les cafés, les bars, les discothèques et les restaurants… Certes, il s’agit de santé publique, mais bon… Soyons donc un peu logiques… Si c’était tellement la santé publique qui était en jeu, j’interdirais l’alcool dans tous ces endroits, mais il est clair qu’il n’y a pas les mêmes lobbies derrière le tabac que derrière l’alcool, et il y a, je l’accepte, la gêne occasionnée pour les non fumeurs…

Toutefois, je plains fortement les personnes âgées dans les zones rurales, où, la plupart du temps, il n’existe qu’un seul bar-tabac dans le village, et ce lieu est un lieu de rendez-vous, là où l’on joue aux cartes, où l’on se sent moins seul, où l’on se retrouve pour reparler d’un autre temps, pour échanger des points de vue. Priver des personnes âgées d’un des seuls plaisirs qui leur reste est un peu mesquin et si j’étais patron d’un tel endroit, je n’accepterais en rien que cette clientèle particulière soit obligée de sortir dehors en hiver pour en griller une.

D’un autre côté, il est aussi exact que tous les patrons de ces endroits aurait pu, à un moment donné, simplement appliquer les lois, mettre en place des ventilations dignes de ce nom, et nous n’en serions pas arrivés là. Idem pour les teneurs de bars à chichas (ou narguilés). Pourquoi attendre qu’une loi soit appliquée pour enfin se manifester ? Il y avait largement la possibilité de réagir avant…

Il paraît que dans les discothèques, ce sont les effluves de sueur et de mélanges d’eaux de toilettes qui prennent le dessus maintenant… Je suis assez content d’être vraiment très peu attiré par ces établissements, j’avoue qu’entre l’odeur de cigarette et la sueur au bout de deux heures de tecktonik intensive, je préfère encore la cigarette… Les odeurs  « rame de métro bondée à 18h en fin de journée » sont loin d’êtres mes fragrances préférées.

Étant gros fumeur, je vais hélas regretter mon petit bar préféré, dans lequel je goûtais tranquillement un petit air de bossa nova ou de mambo, sirotant mon café crème et faisant quelques volutes… Ce bar était ma détente, là il est devenu une contrainte. Alors, cher barman et chère barmaid du bar de l’Odyssée, veuillez me pardonner… Je ne veux en rien incommoder qui que ce soit, il paraît que j’ai encore le droit de fumer chez moi jusqu’à une nouvelle disposition qui un jour me fera partir de France… ou frauder ! Oui, ça commence vraiment à titiller de frauder ! Ça commence à tenter, comme au lycée, où nous allions fumer dans les toilettes… Il eut été simple pourtant de laisser un bar choisir s’il veut être fumeur ou non fumeur… Mais je rêve d’un pays de cocagne… Certes, nous ne sommes plus que 30% de fumeurs, une minorité donc… mouais… D’autres, avec 30% de voix au premier tour crient victoire, mais tout est une affaire de circonstances et de points de vue. Un bar fumeur sur trois, ce n’est pas demander l’impossible non plus… Enfin, je suppose que Monsieur Santini continuera lui à fumer ses cigares partout… Il y a des gens plus égaux que d’autres, comme disait Jacques Brel.

 

Je ne m’étalerai pas sur les propositions de la commission Attali, j’ai déjà assez d’exzéma dans l’immédiat… Rien que d’entrevoir la possibilité de la suppression des départements me fait tousser… et puis on peut aussi supprimer les régions, les traditions, uniformiser tout, la France ne serait plus qu’un gros pâté, uni culturel, avec un seul parti politique, une seule langue, une seule pensée… Ah cette vieille idée de M. Attali… « No comment » si ce n’est de relire vite 1984 de George Orwell.

 

Je ne commenterai pas la visite de Kadhafi… un camouflet à la République, un vaudeville, une pièce de boulevard…

 

Note d’humour : je conseille à Fadela Amara d’arrêter d’aller chez le même coiffeur que Jean-Louis Borloo… décidément, ce genre de coupe la désavantage…

 

 

RcW 22/01/2008

Par RCW - Publié dans : Coups de gueule
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Mardi 8 janvier 2008

Hubert-et-Matthieu.jpg Tout d’abord, je voudrais, en ce début d’année, remercier pour tous les témoignages de sympathie, de tendresse, pour tous les moments d’écoute que l’on a accordés, à moi, à mes proches à l’occasion du décès de mon frère. Merci pour ces cartes, pour ces SMS, pour ces longs coups de fil, pour ces visites.

Merci pour ces mots rares venant de certains, merci pour l’audace d’autres, qui ont su, malgré des silences de plusieurs années, envoyer un témoignage, une pensée.

 

En revanche, que ceux qui demandent maintenant, deux mois après, surtout à mes parents, à ma belle sœur « Est-ce que ça va mieux ? » se taisent. Je peux comprendre qu’il s’agit d’être poli, de dire quelque chose. J’aimerais souligner qu’après le choc initial, la douleur ne fait que s’accroître, que le manque devient de plus en plus important, et on ne se désintoxique pas voire jamais d’un homme que l’on a aimé de toutes ses forces. On arrive, peut-être, avec le temps, beaucoup de temps, à faire un petit pont au dessus de cet immense gouffre, mais le gouffre reste. La perte d’un frère, d’un mari, d’un fils n’est pas la perte d’un amour de passage, c’est la perte d’un toucher, d’un regard, la résurgence de tonnes de souvenirs, de l’enfance à l’âge adulte. C’est la perte d’une voix, de tonnes de talents, de coups de gueule, d’amour sans conditions, la perte d’un miroir et d’un complément. C’est aussi une révolte, une avalanche de milliers de « Pourquoi ».

 

Je souhaite à tous mes lecteurs une excellente année 2008, qu’elle devienne source de sérénité, de réflexion, de paix. J’espère que cette année permettra aussi à bon nombre de continuer à se remettre en question, de ne pas accepter les informations officielles comme étant des informations certifiées exactes.

Je souhaite à ceux qui le désirent, de pouvoir travailler plus pour gagner plus ! Il ne faut pas perdre de vue une chose essentielle, c’est que la perte des 35 heures qui vient d’être annoncée ce matin, n’est pas du tout la fin d’une société de loisirs qui permettait d’avoir du temps mais pas d’argent, mais le début de nouvelles contraintes. Contrairement à une certaine pensée qui prône l’oisiveté, les 35 heures avaient aussi permis aux familles d’éviter de payer une nounou pendant une demi-journée, elle a permis de renouer les liens avec les enfants, notamment le mercredi ainsi que de retrouver le plaisir de la lecture, tout ça ne coûtait pas grand-chose aux familles, voire rien du tout, au contraire. Elles ont permis d’avoir plus de liberté, de temps tout simplement pour des activités pour lesquelles on n’a pas forcément le temps le week-end, voire aussi tout simplement de se reposer. Il est dommage que notre gouvernement n’ait pas ce regard, mais quand on ne sort pas d’un milieu simple, on ne sait pas ce qui se passe dans les milieux simples. Et simple ne signifie en rien simple d’esprit.

 

Je souhaite aussi à tout le monde de retrouver les vraies valeurs de ce que peut être l’amour, l’amitié, de se dire que ce qui se passe chez les « people » n’est que poudre aux yeux, que les valeurs véhiculées par certains médias ne sont que de l’esbroufe et que le vrai sens des mots se trouve dans le dictionnaire et pas chez les Sarkozy-Bruni, ni chez les Britney Spears ou autre Paris Hilton.

Il est dommage, tellement dommage de retrouver une certaine sensibilité qu’en cas de maladie grave, que l’ouverture d’esprit ne vienne qu’en cas de coup dur.

La vie est courte, et je répète ad libitum qu’on n’emporte ni titre même honorifique ni fortune de l’autre côté de la barrière.

Par contre, on garde le respect des gens que l’on a respectés, l’Amour des gens qu’on a aimés, voire des inconnus par qui on était admiré.

 

Pour 2008 je vous souhaite de dire « Je t’aime » à tous ceux que vous aimez, n’attendez pas un jour de trop, celui qui peut être fatal.

 

RcW 08/01/08

Par RCW - Publié dans : Mes convictions, mes attaches
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